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Covid-19 : un essai clinique avec du sang de ver marin démarre en France

By April 6, 2020 No Comments
L'arénicole est un ver marin dont le sang a des propriétés oxygénantes.

Un laboratoire français lance un essai clinique pour soulager des patients affectés par le Covid-19 à partir de l’hémoglobine de l’arénicole. Le sang de ce ver marin présente peut acheminer 40 fois plus d’oxygène que le sang humain. Il servirait de “respirateur moléculaire”.

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En France, dix malades du Covid-19 vont se voir administrer une solution issue du sang d’un ver marin dans le cadre d’un essai clinique. “On a obtenu les deux feux verts administratifs pour pouvoir commencer”, a annoncé samedi 4 avril le docteur Franck Zal, à la tête de la société bretonne Hemarina, à l’origine du produit. 

Destiné à des patients affectés par le Syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), la solution à administrer est créée à partir de l’hémoglobine d’un ver marin, mesurant entre 10 et 15 cm, nommé arénicole. Celui-ci présente des globules rouges capables de transporter 40 fois plus d’oxygène que l’hémoglobine des globules rouges humains.

Ce “respirateur moléculaire”, dont le projet répond au nom de code de “Monaco”, est une “perspective d’espoir pour soulager les réanimations”, a commenté le dirigeant de la société Hermarina.

Feu vert du Comité de protection des personnes

Après l’accord de l’Agence nationale française du médicament et des produits de santé (ANSM), la société Hemarina a annoncé samedi avoir obtenu l’indispensable feu vert du Comité de protection des personnes (CPP) pour démarrer ses recherches. L’essai doit avoir lieu dans l’un des deux hôpitaux parisiens, à la Pitié-Salpêtrière (13arrondissment) ou à Georges-Pompidou (15e), qui disposera de ces produits.

“Dans un premier temps, on aura un test de safety (sécurité) et d’efficacité pour pouvoir voir un signe d’oxygénation pour des personnes qui vont tomber vers la réanimation”, a précisé le patron d’Hemarina. Il s’agit “d’éviter, de tenter d’éviter, que les patients arrivent trop vite en réanimation”.

“L’open source est la règle”

“On voudrait que la recherche soit open source, que les data (données) soient publiées et ouvertes à la communauté internationale”, a souligné Franck Zal.

“Nos résultats seront publiés dans le respect des règles scientifiques et des personnes recevant la molécule. Dans ce temps de crise, l’opensource est la règle”, a réagi Laurent Lantieri, l’un des responsables scientifiques du projet Monaco, sur Twitter.

Basée à Morlaix, Hemarina possède sa propre ferme d’élevage de vers marins en Vendée, et disposait fin mars de 5 000 doses immédiatement disponibles avec une capacité d’en produire “assez rapidement” 15 000 autres.

Avec AFP

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